Comment booster son estime de soi ?

Je rencontre souvent (trop souvent !) des personnes qui ne s’estiment pas, qui s’autocritiquent, qui n’ont aucune complaisance pour leurs (petits) défauts. Quand je les écoute, je m’aperçois que ces personnes ont en fait des lunettes déformantes : ce qu’elles font de travers prend des proportions énormes, tandis que ce qu’elles réussissent n’a pas d’importance. Résultat, elles doutent d’elles-mêmes, ne se croient pas capables, se dévalorisent. Je trouve cela dommage car elles se privent, de ce fait, d’un grand plaisir, celui d’être fier de soi.
C’est à ces personnes que je dédie ces conseils pour booster son estime de soi. Car s’estimer et s’apprécier n’est pas un rêve irréaliste, c’est plutôt une hygiène de vie, un ensemble d’habitudes à prendre pour vivre en bonne harmonie avec soi-même. Soyons clair, vous n’allez pas, du jour au lendemain, devenir quelqu’un de sûr de lui, pleinement conscient de ses capacités et de son potentiel. C’est quelque chose qui se construit au jour le jour, par petits pas. Voici quelques pistes :
1- Soyez bienveillant avec vous-même
La clé de l’estime de soi et de la confiance en soi, c’est d’être gentil et bienveillant avec soi-même.
Ecoutez-vous parler de vous : quel genre de mots utilisez-vous ? Observez le ton condescendant, un peu teinté de lassitude que vous employez parfois. Oseriez-vous parler de la sorte à l’un de vos proches ? Probablement pas. Alors, si vous ne voudriez pas être aussi dur avec quelqu’un d’autre, pourquoi l’êtes-vous avec vous-mêmes ?
Avant de vous parler à vous-même ou de parler de vous, tournez sept fois votre langue dans votre bouche, comme on vous l’a sans doute appris quand vous étiez enfant. Surveillez votre dialogue intérieur, comme vous prendriez des gants pour faire une remarque à quelqu’un, prenez-en aussi pour vous faire des remarques à vous-même. A ce propos, j’ai envie de vous rappeler ma petite astuce-fétiche pour se corriger : la technique de l’élastique. Chaque fois que vous serez trop sévère avec vous-même ou dédaigneux vis-à-vis de vos performances, un petit claquement d’élastique à votre poignet pourra vous faire « rentrer dans le droit chemin »…
2- Reconnaissez votre valeur
Je vous propose ici un petit exercice concret. Prenez une feuille de papier A4 et disposez-la à l’horizontale. Tracez 3 colonnes. En titre de ces 3 colonnes, indiquez 1/3 de votre âge. Par exemple, si vous avez 30 ans, la première colonne indiquera « 1 à 10 ans », la deuxième « 11 à 20 ans », la troisième « 21 à 30 ans ». Dans chacune de ces colonnes, vous allez indiquer tous les succès, toutes les réussites que vous avez obtenus à cette période. Tous, sans exception. Vous n’avez pas le droit de censurer, sous prétexte que tout le monde le fait. Bien sûr, jusqu’à 10 ans, vous aurez des succès communs à beaucoup de gens. Peu importe ! Ce qui compte c’est que VOUS, vous ayez réussi à faire cela (marcher, parler, faire du vélo, nager, lire, écrire…). Ce n’est pas parce qu’autres l’ont fait aussi que ce n’est pas valable. En plus, regardez un peu autour de vous, est-ce que vraiment tout le monde sait nager, lire, etc… Pensez à la publicité L’Oréal, « Parce que je le vaux bien ! » Et oui, vous le valez bien, regardez tout ce que vous avez fait ! Lisez et relisez la liste de toutes vos réussites. Et pensez à la mettre à jour avec toutes les petites réalisations qui meublent votre quotidien : mettre de l’ordre autour de soi, faire ses comptes, se mettre au sport, changer son alimentation, diminuer sa facture d’électricité… TOUT est bon à prendre !
3- Faites-vous des petits cadeaux
Vis-à-vis de vos proches et de ceux que vous aimez, vous avez sans doute de petites attentions. Vous pensez à les féliciter, à leur cuisiner quelque chose qu’ils aiment quand vous les invitez, à leur laisser la meilleure place, etc. Faites la même chose pour vous.
Tout d’abord, prenez soin de vous. Veillez à manger correctement, à dormir suffisamment, à faire de l’exercice physique. Ça, c’est le minimum.
Ensuite, pensez à vous accorder de temps en temps un petit plaisir. Pourquoi pas vous offrir des fleurs ? Ou un massage ? Une manucure ? Les services d’une femme de ménage ? Soyez créatifs et surtout, OSEZ ! Sortez de votre zone de confort. Comme le dit un dicton que j’aime beaucoup : « Soyez raisonnable, faites-vous plaisir ! »
Certains estiment qu’une gestion saine de ses finances nécessite de consacrer 10% de ses revenus à un poste « Plaisir ». Faites le calcul. Est-ce que vous consacrez cette somme à vous faire plaisir ? Etes-vous d’accord que cela peut être important de consacrer de l’argent à vous faire du bien ou pensez-vous que c’est du gaspillage ? 10% est-ce que cela vous paraît une bonne somme ou bien est-ce trop ou pas assez ? De quelle manière auriez-vous envie de vous faire plaisir ? Qu’est-ce que vous n’oseriez pas faire ?
Dites-moi tout dans les commentaires…


Excellents conseils ! Bienveillance, objectivité et récompenses sont effectivement très importants.
Je crois que ce que j’ai le plus de mal à faire, c’est me récompenser… Je n’ai jamais été avare de cadeaux envers moi-même, mais je ne suis jamais sortie de ma zone de confort. Pourtant, un massage par exemple, c’est tellement super comme cadeau à soi même… mais bizarrement, je préfère l’offrir à quelqu’un d’autre qu’à moi même. Ou qu’on me l’offre. Je ne saurais dire pourquoi !
Puisque vous voulez tout savoir … sourire.
Rien de nouveau en la matière.
A peine 1% de notre activité cognitive concerne notre conscient. Ce qui signifie que nous sommes toujours manipulés par notre inconscient. Une personne qui ne possède pas d’estime d’elle sera toujours pris dans ce piège tôt ou tard. Car sa conscience a 99 fois moins d’énergie. Quand deux complexes autonomes de la libido de l’inconscient se pointent, s’en est fait pour la conscience, elle ne peut pas soutenir les forces du contraire. Elle replongera dans son manque d’estime.
Pour un sain développement personnel, l’important, c’est d’observer humblement ce qui se passe entre les deux attitudes. C’est à dire, lâcher son ego plutôt que de le renforcer par des phénomènes d’identification à des rôles qui ne sont pas la personne elle – même.
Bref, visiter son histoire personnelle d’identification, avant d’obéir à cette identification.
Germain.